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Sport et Sante Bucco-dentaire Tir à l'arc - Course à pied

Equilibre sportif

Soins dentaire Tir à l'arc

Posturologie sportive

(Article Compte rendu Congrès UFSB - INSEP)

Retrouver l'équilibre: exemple du tir à l'arc

Dr Jean Luc Dartevelle

J’interviens aujourd’hui, dans le cadre de ce colloque, en tant que dentiste de l’UFSBD, mais également de l’INSEP, où je mène à la fois une activité de soin aux sportifs et une activité de prévention.

Le pôle France de tir à l’arc de l’INSEP propose un suivi en ostéopathie aux archers depuis 2003. Ce suivi s’inscrit en complément du suivi en kinésithérapie afin d’augmenter la capacité de récupération des archers et de prévenir d’éventuelles blessures.

Un travail spécifique sur les chaînes musculaires a été mis en place, ainsi qu’un travail en sophrologie, en podologie et en posturologie. Tous ces éléments étant liés les uns aux autres, les questions dentaires se sont rapidement imposées.

L’entraînement vise à l’apprentissage et à l’automatisation des postures, des placements et de l’ensemble des actions de l’archer qui servent à préparer la phase de propulsion de la flèche, l’objectif étant de toujours aboutir à la même situation au moment du départ de la flèche, donc de favoriser la précision et la régularité.

La recherche de l’équilibre parfait est une quête dans la stabilité posturale de l’archer au moment de lâcher sa flèche. L’acquisition de cette stabilité demeure un concept fondamental dans la précision et la reproductibilité nécessaires à la performance de haut niveau.

Les qualités physiques et mentales de l’archer sont au service de cet objectif. La posture de l’archer est une adaptation forte associant une position statique asymétrique à une action musculaire volontaire. Cette attitude doit être accompagnée sans relâche pour éviter des dysfonctions éventuelles.

La haute technicité du geste nécessite d’adopter une méthodologie de traitement appropriée et spécifique à chaque sportif, en travaillant de concert, si besoin, avec d’autres professionnels de santé dans une démarche globale, structurée et coordonnée.

Ainsi, les archers sont entourés d’un préparateur physique, d’un kinésithérapeute tous les jours, d’unkinésithérapeute spécialisé dans les chaînes musculaires une à deux fois par semaine, d’un kinésithérapeute ostéopathe deux fois par semaine, d’un podologue posturologue deux fois par an, d’un sophrologue une à deux fois par semaine et d’un chirurgien-dentiste deux fois par an.

L’investigation est double: le sportif de haut niveau, qui est un patient avec des problématiques classiques à régler, et l’archer de haut niveau, qui subit des contraintes spécifiques du fait de sa posture, de son geste sportif et de son volume d’entraînement.

L’entraînement actuel des archers est biquotidien avec 200 à 400 flèches par jour six jours par semaine, un travail aérobie deux à cinq fois par semaine et un travail de renforcement musculaire deux à cinq fois par semaine également.

Les objectifs de l’intervention du chirurgien-dentiste sont de contribuer à garantir un bon équilibre musculaire pour permettre une augmentation du volume d’entraînement et favoriser une meilleure récupération.

Trois axes de travail ont été entrepris: le travail d’occlusion, destiné aux très faibles déviations mandibulaires, permet de supprimer des interférences et doit contribuer à augmenter la stabilité corporelle. Retrouver l’équilibre: l’exemple du tir à l’arc à l’INSEP

Dr Jean-Luc DARTEVELLE Chirurgien-dentiste : durant la phase de réalisation du geste; la réalisation d’une gouttière de tir permettant de diminuer les tensions musculaires; enfin, la réalisation d’une gouttière de repositionnement mandibulaire provoquant un relâchement et un équilibre musculaire.

La prise en charge a bien entendu été envisagée individuellement pour chaque archer.

Les moyens utilisés par le thérapeute manuel sont les tests posturologiques et les évaluations de l’organisation en chaîne ascendante, descendante ou mixte, l’examen clinique palpatoire d’identification des tensions et l’utilisation de la plate-forme de force stabilométrique.

En position de tir, l’archer est statique, asymétrique, avec une action musculaire volontaire.

L’utilisation de la plate-forme stabilométrique va nous permettre de visualiser l’aptitude du sujet à maintenir un bon équilibre orthostatique. L’archer se positionne sur la plate-forme de force stabilométrique en plaçant ses pieds avec un écartement et une angulation toujours identiques.

Les mesures sont effectuées en position de tir: une première sans gouttière et une seconde après injection de silicone fluide de type Mémosil 2 entre les deux arcades.

Ces mesures permettent l’enregistrement informatisé d’appuis podaux avec calcul du centre de pression qui peut être assimilé au centre de gravité du corps.

La gouttière provisoire en Mémosil permet à l’archer de placer facilement la mandibule et le maxillaire en position confortable, physiologiquement neutre. Gouttière en place, on remarque un déplacement de son centre de gravité vers le référentiel ou barycentre du polygone de sustentation.

La diminution de la surface d’enregistrement témoigne d’une grande stabilité de l’archer en position de tir.

 La collaboration entre l’ostéopathe et le chirurgien-dentiste a permis le réglage du système cranio-facial et occlusal, ainsi que le réglage des gouttières en position de tir.

En conclusion, les archers montrent une meilleure gestion de l’équilibre qu’un sujet classique. Les mesures de la plate-forme montrent qu’il est possible d’optimiser encore cette capacité, en harmonisant le plus finement possible la physiologie, ainsi qu’avec une équilibration supplémentaire à l’aide des gouttières occlusales.

Les résultats sont une augmentation des volumes d’entraînement de 20 %.

Une seule blessure a été enregistrée cette année.

Aux championnats du monde 2011, l’équipe hommes a terminé 2eme.

Une quatrième place a été obtenue chez les femmes en individuel.

Quatre podiums ont été enregistrés sur quatre épreuves de coupe du monde.

Trois hommes figurent dans les vingt premiers mondiaux et une fille est classée 7eme.

Ainsi, le maintien de l’intégrité du système manducateur est l’une des conditions du haut niveau de performance chez les sportifs, en particulier chez ceux dont l’activité gestuelle est à dominante tonique.

Même si la physiologie est harmonieuse, il est intéressant de savoir que les performances peuvent être optimisées en travaillant à la réalisation et à l’équilibration de gouttières spécifiques à l’activité sportive.

La position du thérapeute manuel est centrale dans cette approche dans cette approche de la prise en charge du sportif de haut niveau.

Un travail pluridisciplinaire est incontournable. Les médecins et thérapeutes manuels doivent orienter l’athlète vers le chirurgien-dentiste quand la dysfonction relève de sa compétence et au moment opportun dans le traitement.

Echanges De la salle : Je suis athlète de haut niveau. Qu’est-ce qu’une gouttière de repositionnement? Dans quel cas est-elle utilisée? Pour résoudre quels problèmes? Par ailleurs, j’ai entendu parler d’une sorte de protège-dents permettant d’assurer, en prévention, une bonne position des dents chez les enfants. Qu’est-ce exactement? Qu’en pensez-vous?

Philippe BOISSONNET : Plusieurs athlètes ont utilisé une gouttière de repositionnement mandibulaire. Je pense notamment au pilote automobile Jacques Villeneuve ou à l’athlète Carl Lewis - avant qu’il ne débute un traitement orthodontique.

Les performances de Carl Lewis se sont améliorées jusqu’au jour où il a entrepris ce traitement orthodontique destiné à supprimer cette gouttière de rééquilibration.

Pendant la durée du traitement, ses performances ont diminué, avant de revenir à un excellent niveau lors des Jeux Olympiques de Séoul en 1988.

En fait, la gouttière de repositionnement mandibulaire est une plaque en polycarbonate qui permet de retrouver l’engrainement des dents dans la position la meilleure pour respecter l’équilibre neuro-musculaire de l’ensemble des muscles de la tête et du cou.

Des gouttières plates de relâchement musculaire ont été utilisées pendant longtemps.

Mais il est possible de faire d’emblée une gouttière dans la bonne position. On recherche le maximum de contact dentaire.

L’objectif étant de supprimer tous les spasmes musculaires parasites pour permettre au sportif de et récupérer dans de meilleures conditions. Je n’ai pas tellement compris votre question sur les enfants. Peut-être faites-vous référence à un dispositif souple utilisé pendant l’évolution de la dentition.

Lorsqu’un athlète a déjà une bonne occlusion, la gouttière n’apporte rien, sauf dans des exemples précis comme par exemple le tir à l’arc où la gouttière peut apporter un plus au niveau de la stabilité de l’archer.

Une gouttière n’est intéressante qu’en cas de problème, comme les semelles chez le podologue.

Jean-Luc DARTEVELLE: Il est important de préciser qu’il convient de vérifier les semelles dès lors qu’une gouttière est réalisée ou que des réglages de l’occlusion sont effectués. Les semelles peuvent effectivement ne plus être adaptées dès lors que l’occlusion a été modifiée.

De la salle : Je suis chirurgien-dentiste libéral. Les cas cliniques présentés ont porté sur les troubles descendants. Quel est votre avis sur les troubles ascendants? Par ailleurs, avez-vous évalué l’impact psychique des gouttières de repositionnement?

Philippe BOISSONNET: Les vrais problèmes ascendants concernent des personnes qui ont des malformations ou des traumatismes au niveau des pieds. Dans la grande majorité des cas, les sportifs présentent des troubles mixtes qui doivent être traités en priorité au niveau des dents. Or les médecins commencent très souvent par les pieds. Beaucoup de gens viennent me voir pour me dire que les semelles qu’on leur a faites n’ont rien changé à leurs problèmes.

De la salle : Combien de temps a duré le traitement de la danseuse?

Philippe BOISSONNET : Ce cas date d’il y a vingt ans. Le traitement d’orthodontie était destiné à préparer l’intervention chirurgicale, qui a pris trois semaines.

J’ai revu cette danseuse aux alentours de 1996, après avoir suivi ma formation à Lyon. J’ai alors commencé à affiner le travail de posture.

De la salle : Pendant le traitement orthodontique, continuait-elle de faire du sport?

Philippe BOISSONNET : Oui. Toutefois, elle n’avait que de petites perturbations, qu’elle pouvait compenser. Elle était jeune. C’est avec le temps et la masse d’entraînement que les perturbations apparaissent.

De la salle : Cela ne risque-t-il pas d’engendrer des contre-performances chez un sportif qui s’est habitué à son déséquilibre?

Philippe BOISSONNET : C’est une très bonne question. Je me souviens m’être intéressé au cas de Marie-José Pérec. L’analyse de sa poulaine était très particulière: ce n’était ni une poulaine de sprinteuse, ni une poulaine de coureuse de fond. Un jour, Marie-José Pérec a décidé de se faire redresser les dents. Cela l’a davantage perturbée qu’autre chose.

De la salle : En patinage artistique, nous avons l’exemple d’un athlète qui a de réels problèmes dentaires, mais auquel nous ne faisons rien.

Philippe BOISSONNET : Le trouble postural peut être bien compensé. La moindre intervention peut alors se révéler très perturbante. J’ai suivi une athlète de haut niveau à qui je n’ai fait qu’une gouttière. Je n’ai pas voulu qu’elle entreprenne un traitement d’orthodontie alors qu’elle était au top de ses possibilités.

Mon travail lui a permis d’améliorer ses performances. Elle fera son traitement d’orthodontie plus tard, lorsqu’elle aura quitté le circuit, sinon elle risque de subir le même sort que Carl Lewis, qui était au creux de la vague lorsqu’il suivait son traitement d’orthodontie.

De la salle : Il peut en résulter l’apparition de tendinites.

Philippe BOISSONNET : Les tendinites résultent soit d’un problème d’hydratation, soit d’un problème de foyer infectieux dentaire mal soigné, soit d’un mauvais entretien de l’hygiène dentaire, soit encore d’un problème de drainage au niveau du foie.

En médecine chinoise, le foie est l’organe des tendons et des ligaments.

De la salle : Comment respirer avec une gouttière?

Jean-Luc DARTEVELLE: La gouttière est adaptée, peu encombrante. Elle est placée à la mandibule. L’athlète peut parler et respirer tout à fait normalement avec sa gouttière en bouche. Ce n’est pas comparable avec l’encombrement d’un protège-dents.

Patrick HESCOT: Jimmy Vicaut, champion d’Europe junior du 100 m et vice-champion du monde du relais 4x100 m, nous a rejoints. Il est accompagné de son entraîneur Guy Ontanon, qui a également entraîné Christine Arron.

Guy ONTANON : Lorsque je commence à travailler avec un athlète, je lui fais réaliser un check-up complet, au plan musculaire et au plan dentaire. Trop souvent, des athlètes arrivent avec des chaussures qu’ils ne changent pas.

Un simple changement de marque peut engendrer une tendinite. J’entraîne aussi Ronald Pognon, qui a eu de gros problèmes dentaires.

Le fait de résoudre ces problèmes contribue de manière très importante à améliorer la condition physique d’un athlète: les blessures sont moins nombreuses, les tendinites disparaissent.

 Jimmy VICAUT : Je suis entré à l’INSEP il y a trois ans. Je ne sais pas si la cause est dentaire, mais je me blesse toujours aux ischio-jambiers. Je ne sais pas d’où vient le problème.

Jean-Luc DARTEVELLE : J’ai pris en charge Jimmy au printemps dernier. Les soins ont été réalisés: traitements de foyers, des réglages d’occlusion, soins de caries… Il faut maintenant attendre mais Guy Ontanon vous confirmera que la blessure qui a motivé sa visite est un mauvais souvenir.

 Guy ONTANON : J’ai une question d’entraîneur à vous poser. Ne serait-il pas utile de se brosser les dents après une séance d’entraînement, lorsque la salive est acide?

Jean-Luc DARTEVELLE : Le plus simple est de se rincer la bouche avec de l’eau, quitte à la cracher par la suite.

Guy ONTANON : Tous mes athlètes boivent de l’eau. J’aimerais savoir quel genre de petits conseils je pourrais leur donner.

Jean-Luc DARTEVELLE :Il est toujours utile de se brosser les dents. Si le taux d’acidité est vraiment important en fin de séance, il est toujours possible de le diminuer en mâchant un chewing-gum sans sucre.

Patrick HESCOT : S’il n’est pas possible de se brosser les dents, il faut, en cas d’acidité élevée, se rincer la bouche avec de l’eau et mâcher un chewing-gum sans sucre pendant 20 min.

Cela permet de diminuer le risque de carie de manière très importante.

Jean-Luc DARTEVELLE : Je tiens à insister sur le fait que la première règle pour un chirurgien-dentiste doit être de ne pas toucher à un sportif qui va bien, en dehors du soin des caries ou des foyers. Il faut toujours éviter de faire des modifications dentaires importantes sur un sportif en équilibre, et performant.

De la salle : Je suis chirurgien-dentiste à Pau. Le port d’une gouttière en situation de relaxation peut-il permettre à un athlète sain d’améliorer ses performances ? Des athlètes l’ont-ils déjà fait?

Philippe BOISSONNET : Si l’occlusion est parfaite, ce qui est rare, et qu’il y a un bon respect de l’équilibre neuro-musculaire, la gouttière de relaxation ne va rien apporter. Chez quelqu’un qui en a besoin, la gouttière peut améliorer la force explosive. Les athlètes qui présentent des passages de langue (entre les arcades, lors de la déglutition par exemple) pourraient être moins performants dans les phases de départ car la position de leur langue peut entraîner un problème au niveau postural.

De la salle : Un athlète qui se crispe, donc qui a les mâchoires serrées, perd-il réellement en efficacité par rapport à un athlète en relâchement musculaire?

Guy ONTANON : Oui. Jimmy Vicaut peut vous le certifier. Il avait tendance à courir de manière très crispée. Nous avons donc travaillé le relâchement, ce qui l’a fait progresser. En revanche, je ne sais pas si une gouttière est un plus pendant ou hors de l’entraînement. Les spécialistes vous le diront.

De la salle : Nous mettons des gouttières aux patients crispés, notamment la nuit, afin de favoriser leur relâchement musculaire. Cela pourrait peut-être également servir à un athlète crispé.

Philippe BOISSONNET : La crispation diurne et la crispation nocturne ne sont pas du tout identique. Les puissances musculaires exercées pendant la nuit sont un moyen d’éliminer le stress. Elles sont beaucoup plus importantes que les puissances exercées la journée, en éveil.

La nuit, rien qu’en serrant les dents, certaines personnes parviennent à se faire exploser des dents vivantes pourtant parfaitement saines. Par ailleurs, nous avons instinctivement tendance à serrer les dents en cas d’effort violent.

 Avec une occlusion parfaite, la puissance sera bonne. Si l’occlusion n’est est pas bonne, l’effort ne sera pas performant.

De la salle : La correction de l’occlusion de Jimmy Vicaut s’est-elle accompagnée de modifications techniques, au niveau des appuis par exemple, sur la piste?

Guy ONTANON : Nous apportons des modifications tout au long de l’année. Son attitude, sa technique de course et son relâchement ont évolué. Est-ce lié à la correction de son occlusion, au travail technique ou au travail avec le kinésithérapeute, qui le voyait régulièrement pour d’autres problèmes? Il est difficile de le dire.

Toutes ces actions sont communes. C’est un ensemble de choses qui ont fait que Jimmy Vicaut a progressé.

Dr Sophie DARTEVELLE : Dans l’exemple du tir à l’arc, les mesures sont faites en position statique. Il est donc possible d’observer de manière concrète les effets de la gouttière de repositionnement.

Dans le cas du sprint, ce type de mesure en position statique ne permet pas de mesurer l’impact des réglages occlusaux. Beaucoup d’autres facteurs interviennent pendant la course

Dr Jean-Luc DARTEVELLE : Le travail du kinésithérapeute ne peut pas vraiment aboutir si des problèmes dentaires importants existent et ne sont pas traités. Il faut vraiment un travail d’équipe. La prise en charge des sportifs est un travail pluridisciplinaire.

De la salle : Je suis chirurgien-dentiste. Les athlètes que nous voyons sont jeunes. Je ne comprends pas pourquoi les problèmes de dents de sagesse, qui peuvent mettre un athlète au tapis, ne sont pas détectés de manière systématique. Un panoramique dentaire me semble nécessaire. Pourquoi n’est-ce pas systématique? Par ailleurs, je voudrais savoir si les athlètes des autres pays sont suivis de la même manière que les athlètes français à l’INSEP.

Jean-Claude VOLLMER : Le panoramique dentaire n’est pas obligatoire dans le suivi médical réglementaire, mais nous en réalisons beaucoup sur les jeunes en devenir. Dans les centres régionaux, il n’y a pas de cabinet dentaire, ce qui pose le problème du coût de l’opération.

 Il existe une véritable polyclinique dentaire au sein du village olympique depuis les Jeux de Sydney en 2000. En 1992, 600 examens dentaires avaient été menés durant les Jeux de Barcelone.

Quatre ans plus tard, à Atlanta, il y en a eu 900. C’est à partir de là que le Comité Olympique a décidé d’installer une véritable clinique dentaire dans le village olympique. Il s’agit donc d’une évolution très récente.

Le CIO a même édicté des recommandations dans le suivi pré-compétition.

 L’équivalent de l’INSEP existe dans chaque pays, peut-être pas aussi grand et peut-être pas aussi porté sur le double projet que nous, puisque nous avons la volonté de « sortir » des athlètes compétitifs, mais également des diplômés qui trouveront un métier.

Sur le plan médical, je pense que nous sommes le seul centre au monde à être aussi bien équipé et à avoir autant de personnel, aussi bien médical que paramédical.

La santé générale, la santé dentaire ainsi que la prise de conscience de l’hygiène dentaire du sportif est essentielle et primordiale à l’INSEP.

Source: compte rendu colloque national à l'INSEP et l'UFSB Santé Bucco-dentaire